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BENAJA : REPARATEURS DE BRECHES !

Benaja est un duo de rappeurs constitué de Fola et Café, qui se sont croisés sur le chemin menant à une vie meilleure. Fortement influencés par les enseignements de la bible, leurs textes sont de véritables leçons de vies. Pas pour autant moralisateurs, Café et Fola souhaitent avant tout communiquer leur foi en la vie. Une vie ayant un sens, un itinéraire menant vers la lumière…

VIBZ : Comment vous définiriez vous ?

Fola : Comme deux jeunes chrétiens guadeloupéens audacieux.
Café : Des réparateurs de brèches

VIBZ : FOLA ? CAFE ? Pourquoi avoir choisit ces noms d’artistes ?

F : Fola vient de Foladey qui veut dire « rayon de soleil et amour ». C’est un nom d’origine africaine que j’ai adopté au début des années 90. Un jour un de mes amis m’a appelé Fola et depuis le diminutif est resté dans les esprits.

C : Le Café est un stimulant, c’est ce que je désire faire à travers ma musique ! Stimuler la foi, l’intellect et la conscience de mon peuple.

VIBZ : Quels sont vos parcours scolaires, musicaux et spirituels, individuels ?

C : Après le BAC, je me suis dirigé vers Londres ou j’ai vécu, travaillé et étudié pendant 4 ans la langue et le transport aérien. Puis, de retour en Guadeloupe j’ai bouclé une licence en commerce.

F : Après un Bac ES option anglais, j’ai fait des études d’anglais en 1996. Je me suis spécialisé dans les langues, littératures et civilisations anglaises. Après avoir été assistant d’éducation, enseignant de français en Jamaïque, « jobbeur » en maisons d’intérim, chauffeur livreur, agent de recouvrement, je suis aujourd’hui enseignant chercheur en anglais, au campus de Saint-Claude.

F : J’ai adopté la foi chrétienne en 2002 après être passé par le mouvement rastafari. Mouvement qui n’a pas su étancher ma soif spirituelle et répondre à pas mal de mes questions. Un dimanche de pâques, je me suis rendu à l’église avec ma mère et j’ai entendu l’évangile. J’ai répondu à l’appel du Christ et depuis je marche avec lui.

C : Je ne suis pas issue de famille religieuse. Dieu n’était pas un sujet de discussion à la maison. Je n’ai pas fait de première communion, de renonce, etc. Dieu ne m’a pas touché dans une église mais dans la rue. Un homme est mort devant moi sans que je ne puisse intervenir. Ainsi ai-je fait l’expérience de la fragilité de l’existence. Cela a éveillé en moi l’envie d’étudier la parole de Dieu. J’ai été touché par le message de l’évangile qui a changé ma vie, ainsi que ma manière de penser.

C : Musicalement, je suis passé de la danse hiphop à l’écriture en 1999, et depuis je n’ai plus lâché mon stylo.

F : Musicalement, j’ai commencé à écrire en 1998, inspiré par Tupac entre autres…J’ai formé un premier groupe qui s’appelait Mic Smokers avec qui j’ai fait ma première scène. Je rappais uniquement en anglais. J’ai été repéré lors d’une audition par le groupe « Redzone », avec lequel j’ai enregistré mes premiers morceaux. Je bossais en combinaison avec BJP dit Lyricson aujourd’hui. Ensuite, j’ai bossé avec deux amis, Zarcé dit Isham aujourd’hui, et Lord Aya qui s’appelle Aya Sayah maintenant. On a formé un groupe qui s’appelait « Nèg a Ras ». Après cette expérience, j’ai formé un autre groupe, 6ème sens, avec un autre ami, Odi, avec qui on fait pas mal de scène en Martinique et en Gwada. Quand j’ai donné ma vie à Dieu en 2002, j’ai arrêté le rap pendant 1 an. Je vivais en Jamaïque à ce moment. Je suis revenu avec une mixtape qui expliquait mon parcours : « Du jour au Lendemain ». Elle s’est vendue à environ 500 exemplaires. C’est en juillet 2003 que l’aventure Bénaja a commencé…

VIBZ : BENAJA. L’alliance de deux âmes qui étaient en quête de lumière ?

C : Benaja, c’est l’histoire de deux jeunes ayant pour même passion, le rap. Qui se sont posés des questions existentielles à la même période, sans pour cela s’entendre et se voir.

F : Quand nous sommes revenus au pays, nous avons a commencé à faire des scènes pour témoigner de manière originale, ce qu’on vivait. Notamment dans le cadre de « la caravane de l’espoir », une association montée par un ancien toxicomane converti à la foi chrétienne. Nous passions de commune en commune pour témoigner et faire de la prévention.

VIBZ : Quand et comment avez-vous été « Restauré par l’éternel » ?

F : J’étais en plein questionnement sur le sens de la vie. Je suis passé par des moments de dépression malgré mon succès avec la gente féminine, malgré ma réussite scolaire et le bien-être matériel que j’avais. J’étais également accro à l’herbe. En donnant ma vie à Dieu, particulièrement après mon baptême d’eau, j’ai été libéré de ma dépendance du jour au lendemain. Les questionnements sur la vie, la vie après la mort, ont trouvé des réponses. Aujourd’hui, je suis marié à une femme que j’aime et père d’une belle petite fille.

C : Je répondrais à cette question par un verset qui dit, qu’en Christ, nous sommes de nouvelles créatures. Toutes choses anciennes sont passées. Maintenant place au nouveau. Sans prétention, notre soif spirituelle à été étanchée et, c’est simplement cela que nous partageons à travers notre musique. Alors que beaucoup déposent leurs stylos, l’Eternel renouvèle constamment nôtre imagination et élargi nos visions.

VIBZ : Quelles sont les diverses influences à l’œuvre dans votre musique ?

C : Le Smooth jazz, la soul et la nu-soul. Le hiphop jazzy, la bossa nova, le reggae et la variété française.

F : Je suis influencé par le bon rap plutôt de la cote Est des USA. Par le rap kréyol depuis l’apparition de « Nèg ki pa ka fè la fèt ». Par le mouvement reggae/dancehall, que je suis depuis l’époque d’Mc Janik et Daddy Yod. J’aime la lecture ; que ce soit la bible, des magazines, des romans, des essais… Tout cela m’influence, m’ouvre l’esprit et m’aide dans la conception de notre musique.

VIBZ : Dans quel état d’esprit pratiquez vous votre art ?

C : Dans un esprit de partage

F : Je rappe pour encourager ceux qui m’écoutent à faire confiance à Dieu, pour construire une société plus juste. J’essaie de faire les choses humblement sans me prendre pour un donneur de leçons, mais plutôt comme un « partageur d’expérience ».

VIBZ : Quelle est la teneur de votre message ? De l’espoir quelques soient les péripéties ?

F : La vie sur terre a un sens. Dieu se rend disponible pour nous la faire vivre pleinement mais selon ses directives. Il nous fixe des défis pour nous former, nous enseigner la vertu, transformer nos cœurs afin que nous soyons comme Christ. Nous préférons parler de relation avec Dieu plutôt que de promouvoir un mouvement religieux ; cette démarche a déjà causé tellement de dégâts.

C : Chaque individu est unique et précieux. Chacun de nous avons des missions précises à accomplir sur cette terre. Dieu nous aime si fort, qu’il a donné son fils Jésus Christ afin que quiconque ait la vie Eternelle. Indépendamment de son statut, de sa couleur de peau et de son pays d’origine. Dieu n’est pas enfermé dans une église, mais il est actif et nous accompagne dans chacune de nos activités si bien sûr, nous lui ouvrons la porte de notre cœur.

VIBZ : Votre musique est-elle déconseillées aux non-croyants ou, au contraire, s’adresse t-elle spécialement à eux ?

C : Elle s’adresse à quiconque désire vivre !

F : Notre musique s’adresse à tous. Benaja aime parler de toute sorte de sujets qui touche l’Homme mais en ayant une approche selon le point de vue de Christ.

VIBZ : Quel est l’itinéraire de votre pèlerinage dans les mois à venir ?

F : (rires) La sortie de notre premier album officiel, en juillet 2009 : « Soif de vivre ». D’un point de vue personnel, j’ai une Web-tape dont la sortie est imminente. Elle sera en téléchargement gratuit à l’adresse : www.myspace.com/folamizik. J’ai également un album solo en préparation.

C : Notre album, un album solo et bien d’autres projets…

- INTERVIEW ET REPORTAGE : Mike Croix

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2 Messages de forum

  • Salut à tous,

    D’abord, merci à Vibz de donner la parole aux ultramarins sur divers thèmes artistiques (les demoiselles de vos couvertures sont toujours aussi dééééélicieuses).

    J’ai écouté des morceaux de Benaja, qui me rappellent "A Tribe Called Quest", "De laSoul", les Native Tongues, etc. Donc Excellent ! Superbe prod, superflow.

    Mon seul frein à Benaja est la fixation religieuse qui me donne l’impression d’écouter du bon Rap Créole/Français avec des propos de Prêcheur Témoins de Jéhovah...Dommage à mon avis.

    Pas besoin de Jésus pour avoir un message d’espoir ! Bonne continuation à Vibz et Benaja. MZA

  • BENAJA : REPARATEURS DE BRECHES !

    20 novembre 2009 10:01, par Neeya

    Merci pour cet article VIBZ !!!! C’est intéressant de voir qu’on peut parler librement de sa foi ainsi, je ne suis pas vraiment chrétienne mais c’est rafraichissant ! C’est toujours déroutant de se rendre compte que dénuder une femme, insulter son voisin, agresser, traiter les filles de biatch semble normal et naturel !!! Alors que parler de son Dieu , de sa foi, de l’espoir que cela suscite en chacun de trouver là une conduite et de la sérénité ça pose problème ! Jésus, un gros mot ???

    Perso, je souhaite plus de BENAJA sur les ondes et moins de la sauce insipide et vulgaire qu’on nous sert comme CE QU’IL FAUT ABSOLUMENT ECOUTER !!! En plus, les mecs ont du talent, beaucoup de talent et n’obligent personne... simplement partagent !




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