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SLIKEE | UNE HUMBLE BLACK STAR

Se faisant l’humble élève de grands noms de la diaspora noire tels Malcom X, Marcus Garvey, Martin Luther King ou encore Check Anta Diop, Slikee le singjay à titré son premier album : Zétwal Nwè. Un opus destiné à faire briller au firmament son amour et son attachement pour l’Afrique, la Guadeloupe, son peuple, ses idées.

1976, éruption de la Soufrière, ta naissance. 14 ans, Freedom Sound. 2008, Zetwal nwè. Pourquoi avoir attendu tant de temps pour produire ton premier LP ?

Cela fait dix huit ans que je suis présent sur la scène musicale guadeloupéenne, album à l’appui. Depuis le succès du morceau « Corinne » en 1993 j’ai effectué énormément de scènes dans la Caraïbe. Au niveau discographique ma carrière est quelque peu décousue, je le reconnais. J’étais plus portée jusqu’à il y cinq ans de cela sur la création musicale que sur la gestion de ma musique et de ma carrière. Suite aux redondantes critiques et encouragements soutenus du public, j’ai décidé de réaliser mon premier album.

5 ans de préparation, quelle fut la recette de cet album ayant énormément mijoté ?

Je me suis fais plaisir sans limite. La Guadeloupe est située au carrefour des musiques caribéennes voire haïtiennes, africaine et latines. C’est donc tout naturellement que j’ai ouvert mon album à dominante reggae au zouk, à la biguine, au gwoka et autres sonorités étrangères mais voisines.

Racontes-nous l’aventure musicale de Zetwal Nwè. C’est un « hymne versatile à la musique caribéenne », kézako ?

C’est un hymne à l’Afrique et à Marcus Garvey avant tout sur fond de musiques caribéennes. Je reste fidèle à moi-même, à mes racines.

Zetwal Nwè !? Pourquoi cette oxymore. Une étoile noire peut-elle briller ?

Pourquoi ne brillerait-elle pas ? L’Afrique est noire et brille ! J’ai titré mon album ainsi pour ironiser sur certains clichés et rendre hommage à Marcus Garvey et sa « Black Star Line ». Il a essayé tant bien que mal de rassembler la diaspora noire. Je suis un humble élève de cet illustre homme, je ne dis rien de nouveau, je traduis les propos de mes pairs africains et jamaïcains.

« Rasinn’ é kilti », est-ce un hymne à ta culture d’origine ?

C’est un hymne à la vraie Guadeloupe. Pas celle des paillettes. Pas celle qui est superficielle. Dans « Rasinn’ é kilti » je parle de tout ce qui fait la vie du pays au quotidien. La culture de la terre, base de l’alimentation équilibrée mais aussi les problèmes de terre que peuvent rencontrer les agriculteurs.

Dans « Vive la vie », quels conseils donnes-tu aux descendants d’esclaves pour mieux vivre la leur ?

Je refuse tout d’abord d’être traité de descendant d’esclave. Ce sont des termes mal choisis. Cela revient à réduire l’histoire du continent africain à celle de l’esclavage. Je suis avant tout un descendant d’africain. Je ne prétends pas faire la morale aux gens. Je chante ce qu’ils pensent et diraient s’ils avaient un cadre pour le faire.

Quelle Destinée souhaites-tu donner à ton premier album ?

Ce n’est pas moi qui décide. Sa destinée est entre les mains du public. J’ai pris beaucoup de plaisir et donner beaucoup d’amour lors de sa réalisation. J’espère que toutes les générations se sentiront touchées par cet album.

- REPORTAGE : MIKE CROIX

18 AOUT 2008

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